Actualités

Logement : Comment lutter contre l'humidité dans son habitat

ARGENT L’humidité est un véritable fléau dans nos foyers. Elle est responsable de moisissures et autres champignons qui nuisent à notre santé


Lauren Ricard pour 20 Minutes

Publié le 29/01/22 à 09h25 — Mis à jour le 29/01/22 à 09h25


L'humidité est le problème n° 1 des logements en France.

Qu’elle survienne suite à un dégât des eaux ou qu’elle soit due à un défaut de fabrication de votre demeure, l’humidité peut véritablement vous empoisonner la vie. En effet, un taux hygrométrique trop élevé peut provoquer des allergies, voire des maladies respiratoires chez l’occupant, ainsi que des problèmes articulaires. Elle est même la nuisance la plus fréquemment rencontrée dans l’habitat en France, avec près de 21 % des logements concernés par ce phénomène d’après une étude de l’Insee. Voilà quelques conseils pour en venir à bout.

Comment repérer un excès d’humidité ?

Pour que votre maison soit confortable, son taux d’humidité dans l’air, ou hygrométrie, doit être d’environ 50 %. Toutefois, si elle dépasse le seuil des 65 %, l’humidité va alors engendrer plusieurs problèmes qui peuvent nuire à la pérennité de votre logement et dégrader sa structure au fil du temps. L’un des premiers signes qui doit vous alerter est la condensation, c’est-à-dire la présence de buée à l’intérieur de vos vitres. Des papiers peints qui gondolent ou se décollent doivent aussi attirer votre attention. Vous pouvez également remarquer des traces de moisissures sur vos murs et vos joints, des taches ou même une odeur désagréable de moisi. Enfin, une peinture qui s’écaille et des murs qui suintent sont autant de manifestations d’un taux d’humidité trop élevé. Dès que vous repérez l’un de ces signes, il vous faut agir vite pour enrayer le problème car celui-ci va aller en s’aggravant.

Quelles en sont les causes de l’humidité ?

Les origines de l’humidité peuvent être multiples. Elle peut être issue de la stagnation de vapeur d’eau résultant des activités domestiques quotidiennes (linge étendu à l’intérieur de la maison, casserole d’eau qui boue, longues douches chaudes…). L’excès d’humidité peut également provenir d’une fuite, que celle-ci soit intérieure (problème de canalisation, joints mal faits) ou extérieure (tuile déplacée au niveau du toit, façade fissurée). Pensez donc bien à vérifier l’étanchéité de votre demeure, notamment si elle est ancienne.
Enfin, il peut s’agir de remontées capillaires ou de pression hydrostatique. Dans les deux cas, l’humidité remonte du sol à travers les matériaux de construction et se répand peu à peu dans les murs, en général à cause de la nature du terrain sur lequel la maison est bâtie ou à des eaux de pluie stagnantes.


À chaque problème sa solution !

Avant de traiter votre logement, il vous faudra identifier d’où vient le problème. Pour établir un diagnostic anti-humidité fiable, mieux vaut faire appel à un professionnel. Ensuite, plusieurs options s’offrent à vous pour retrouver un intérieur sain.
S’il s’agit simplement de stagnation de vapeur d’eau, aérer toutes vos pièces pendant une dizaine de minutes chaque jour devrait suffire, mais vous pouvez aussi installer une ventilation mécanique contrôlée (VMC) afin d’améliorer la qualité de l’air et de faciliter son assainissement. Isoler vos parois extérieures et remplacer du simple vitrage par du double réduira également la condensation. En cas de fuite ou de manque d’étanchéité, vous pouvez colmater les fissures et changer vos joints.
Si vous remarquez que le bas de vos murs est principalement concerné et que vous pensez qu’il s’agit d’un problème de capillarité, contactez un professionnel. Ce cas-là est à prendre très au sérieux car les murs de la maison et les fondations peuvent être endommagés. Des travaux lourds seront peut-être nécessaires. 


Comment reconnaître l’humidité chez soi ?

LAURÉNA VALETTE  7 JANVIER 2019  MIS À JOUR LE 8 AVRIL 2019


Détecter l’humidité chez soi est primordial pour pouvoir la traiter. Découvrez nos bons réflexes et nos conseils pour identifier l’humidité.


Dans une maison, on reconnaît l’humidité grâce aux traces de moisissure présentes sur les murs. Cette dernière peut abîmer les murs, mais aussi détruire le bâtiment et être dangereuse pour la santé. Effectivement, elle est la cause principale des rhumes à répétition. L’humidité peut aussi provoquer jusqu’à 25 % de dépenses en plus sur la facture de chauffage. Il est alors important de savoir l’identifier afin de déterminer les raisons de sa présence et de mettre en place un traitement.

De l’humidité chez soi : vous êtes souvent malades

Si vous avez des rhumes, bronchites ou sinusites à répétition et que vous constatez une sensation de froid et d’humidité lorsque vous êtres chez vous, c’est certainement parce que votre logement fait face à des problèmes d’humidité. Vous pouvez également sentir l’intérieur de vos placards, s’ils sentent le renfermé, c’est une preuve supplémentaire.

Vous constatez de la buée sur les vitres et de l’eau sur les murs

Dans votre salle de bains, vous constatez après une douche, de la buée sur les vitres et des gouttelettes sur les murs ? C’est de la condensation. Cette dernière résulte d’un défaut d’aération ou de ventilation dû à une absence ou à une défaillance de VMC. Il est alors primordial de penser à aérer quotidiennement ces pièces et de changer s’il le faut, de VMC.

Vous remarquez des taches mouillées sur les murs

Vous avez remarqué des taches mouillées au niveau inférieur des murs, qui ne sèchent pas ? Cela peut être dû à une remontée capillaire, un phénomène naturel de remontée d’eau dans les murs, qui se gorgent alors comme des éponges.

Vous apercevez des traces de moisissure

La moisissure apparaît lorsqu’on fait face à des problèmes d’infiltration, de condensation ou de remontée capillaire. Ces taches peuvent détériorer le logement, apporter une odeur désagréable et provoquer des problèmes de santé. Il faut laver les taches de moisissure à la javel, aérer son logement et choisir une solution de déshumidification.

Comment être certain que mon appartement est humide ?

Pour vérifier que votre apparentement fait face à des problèmes d’humidité, vous pouvez acheter un hygromètre. Au-dessus de 55 % d’humidité, ce n’est pas normal 

Le taux d’humidité influe sur le risque de contracter le covid-19


Publié le mardi 22 décembre 2020 10:15 par Meilleurtaux.com


De nombreuses enquêtes sont menées pour connaitre les éventuels facteurs pouvant favoriser la propagation du covid-19. Et il semblerait que le taux d’humidité de l’air ambiant influe indirectement sur les contaminations. Ce résultat suggère bien évidemment d’aménager certaines habitations, des agencements indispensables, certes, mais surtout urgents en cette saison d’hiver.

La pandémie du covid-19 semble ne pas vouloir céder de terrain, elle connait même actuellement un net regain. En effet, l’Irlande, l’Angleterre, la France et plus récemment l’Allemagne ont imposé un nouveau confinement face à la hausse du taux de propagation au coronavirus. Une situation sous-entendant l’inefficacité des mesures sanitaires instaurées depuis.

Raison pour laquelle les études se multiplient afin de dénicher les dispositifs efficaces pour endiguer une énième vague de contaminations. De nombreuses recherches scientifiques tendent d’ailleurs à suggérer que l’humidité de l’air joue un rôle dans la propagation du virus. Quelques aménagements auprès des logements « insalubres » pourraient éviter à leurs résidents de contracter la maladie. D’autant plus que certains travaux sont couverts par l’assurance habitation.

C’est prouvé scientifiquement

Le lien de cause à effet entre le niveau d’humidité de l’air et les contaminations au coronavirus a été établi grâce à de nombreuses études, notamment celles menées en Australie. Les scientifiques locaux ayant constaté qu’une infime diminution de 1 % du taux d’humidité se traduisait par une augmentation d’environ 7 % du nombre de nouvelles contaminations au covid-19.

Ces chercheurs ont rajouté qu’une baisse de 10 % du seuil de référence pourrait doubler le risque de contracter le virus. L’initiateur de cette enquête, le professeur Michael Ward, se félicite de ces résultats qu’il espère servira aux autorités sanitaires pour mettre en place les dispositifs adéquats. Il a d’ailleurs tenu à réaffirmer afin de convaincre les plus sceptiques :

Cette étude s'ajoute à un ensemble croissant de preuves que l'humidité est un facteur clé dans la propagation de la Covid-19.

On savait déjà que le coronavirus pouvait se propager dans l’air, d’où la nécessité de porter constamment un cache-bouche-nez dans les lieux publics, mais il est surprenant de constater que l’humidité puisse influer sur les risques de contaminations.

Aux scientifiques d’indiquer que c’est on ne peut plus logique. En effet, dans un environnement humide, le nez sécrète du mucus en continu et qui va intercepter en son sein toutes particules, dont les virus et les bactéries, voulant pénétrer par la fosse nasale. Dans un environnement sec, par contre, la production de mucus est moindre, les virus peuvent alors entrer plus aisément. Il convient alors de favoriser l’humidité chez soi.

S’équiper en toute urgence d’un humidificateur

Les nombreuses études portant sur l’influence du niveau d’humidité de l’air ambiant sur la propagation de l’épidémie du covid-19 sont unanimes. Ce taux est un facteur prépondérant à la contraction du virus, donc équiper un logement d’un humidificateur pourrait éviter à ses résidents d’en être contaminés. Mais quand bien même on disposerait de cet outil, il faudra savoir le régler, et les résultats des études scientifiques sont là pour guider les particuliers.

Ces enquêtes indiquent que le taux d’humidité optimal dans une pièce doit varier entre 40 % et 60 %. Il faudra, de ce fait, veiller à se conformer à cette fourchette en cette saison d’hiver. En effet, en cette fin d’année, le niveau d’humidité a tendance à descendre sous les 30 %,

Il est alors conseillé de vérifier fréquemment que l’humidificateur rehausse ce taux.

D’autant plus que cette mesure ne sert pas uniquement à se protéger du covid-19, mais aussi de toutes autres infections virales et bactériologiques.